Rayons De Bonheur
Il n'y a que la noirceur qui, lors de mon existence,
S'est montrée accueillante à mes pensées.
Il n'y avait que cette obscurité
Qui, au fil de mon enfance,
M'attendait derrière la Porte, toute sage.
Sans un bruit, elle cachait sa présence.
Inévitablement, c'est lors de mon Passage,
Qu'elle m'aborda et me prit avec aisance.
sous ses ailes noires, moites et sanglantes,
Je me changeais en démon, quittais le cocon ,
Faisais croître des cornes sur mon front,
M'accoutumais bien à cette mante.
Cependant, plus le sablier coulait ses grains,
Et moins la joie m'occupait. Un lourd rideau épais
Était tiré face à mes yeux d'une osseuse main,
obstruant tout espace pouvant donner sur ce qui était
Au-delà, en somme la réalité, en somme la rationalité.
C'est alors que je m'enfermais moi-même dans cette pièce,
Si sinistre et rapiécée, si remplie dans l'air d'insanité.
Seule la douleur occupait mes idées, mes messes,
Tout n'était que sang versé de veines à mes pieds,
Tout n 'était que désespoir si absurdement adopté....
Mais rien n'y faisait et je me poussais à me morfondre,
Aucune chose, des plus lumineuse qu'elle soit,
Ne parvenait à m'expulser hors de ma coque faite d'ombres.
Il fallut un changement, un grand changement autour de moi,
Pour découdre mes yeux et les ouvrir sur l'univers,
Pour enfin me faire voir, que tout n'était pas noir.
Ce changement fut en premier lieu la terre sur laquelle
Coulait habituellement mon hémoglobine.
Mais il y eut autre chose. Une femme des plus fines*.
Mais comme je n'eus le courage d'aborder le premier la demoiselle...
Ce fut elle qui, par un moyen des plus courants,
Engagea allègrement, et sans le savoir,
Le début de ce qui s'annonce être une longue histoire.
C'est ladite muse, si parfaite, qui fit émerger des Sentiments.
Les nuages si opaques furent écartés, ainsi que mes maux:
C'est ma douce lune qui, de son sourire, illumine
Mon esprit autrefois si rance et si clos.
Il n'y a qu'elle que l'Amour en moi anime,
Il n'y a qu'elle qui stoppe le Temps si cruel,
Pour me porter aux cieux, d'un simple baiser,
Car rien que ses lèvres me sont cadeau du Ciel.
Ces larmes qui s'écoulent souvent au coucher,
Mais que je ne te laisserai jamais voir,
Ne sont que preuve d'un manque de toi à mes côtés,
Ne sont que la glace se liquéfiant de mon désespoir,
D'une envie profonde d'apercevoir ton visage toutes les heures,
Ne sont que le preuve de tes Rayons De Bonheur...
L'ange déchu qui t'était dédié: Raxen.